Cameroun - Accès aux logements: Quand les riches font main basse sur les logements sociaux

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Les procédures d’accès aux logements sociaux dans la capitale économique s’apparentent, d’après certains habitants, à une véritable  «Mafia».

Selon Le Quotidien de l’Économie du vendredi 7 octobre 2016, pour devenir locataire d’un appartement de la Société Immobilière du Cameroun (SIC), il faut être financièrement aisé. Le journal soutient qu’il faut surtout avoir un bon carnet d’adresses. Par exemple, dans les bureaux de la SIC au quartier Bonamoussadi à Douala, les informations sur de potentiels appartements vides ne sont jamais affichés. Néanmoins, une fiche d’information à remplir est présentée à tout usager désireux d’acquérir un logement avec en prime la promesse d’un appel au cas où un logement se libèrerait.

Jeanine Ekobo est dans l’attente de l’appel salvateur depuis près de six ans. Les tours à répétition dans les bureaux de la SIC n’y ont rien changé. «Avoir donc un logement social est un parcours du combattant réservé aux initiés. À Makepe, à Bonamoussadi et à Kotto [quartiers de la ville de Douala], les «clés» se vendent à prix d’or et dans un cercle bien circonscrit. Ici, la location s’appelle la «clé» et en toute discrétion, elle se négocie autour d’un pot, une sorte de «Mafia». Jeannine Ekobo, grâce au concours d’une amie en service à la SIC, a eu l’information selon laquelle, une famille affectée hors de la ville va libérer un appartement dans deux mois. Seule condition pour y accéder, prévoir la somme de 3 millions de FCF pour l’achat de la clé», peut-on lire dans le journal.

L’appartement en question est celui de 4 chambres, un salon, deux douches et une cuisine. Le vendeur dit avoir acheté sa «clé» à 5 millions de FCFA. À 3 millions de FCFA, «je suis même en train de brader, parce que votre amie m’a dit que vous recherchez un appartement à la SIC depuis plusieurs années déjà, sinon, je l’aurais vendu plus cher encore», se défend-il. La jeune Jeannine dit être en possession de la somme d’un million de FCFA, pour la sous-location. Car, il s’agit bien de cela. Selon le journal, la transaction ne se fera pas. Un autre client plus aisé bénéficiera du précieux logement. Dans ces rencontres clandestines, il n’y a pas de visites préalables du site. Les appartements sont livrés aux plus offrants. 

 

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