Cameroun - Terrorisme: Voici comment on enterre les présumés membres de Boko Haram

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Selon des sources médiatiques, leur inhumation est à l’image des exactions qu’ils posent.

Des sources qui requièrent l’anonymat révèlent que l’enterrement des présumés membres de Boko Haram est comparable à leurs exactions. Et durant ce moment, on ajoute même des «épices». Tombés face à l’armée ou face aux comités de vigilance, les parents de ces présumés terroristes n’éprouvent non plus aucune pitié pour leur descendance.

Le journal Intégration édition du 18 décembre 2016, qui fait un reportage sur cette question, rapporte la mort et l’enterrement d’un jeune homme dénommé Madraï Adamou le 17 novembre dernier et à peine âgé de 16 années.

Son père, Cheihk Aladji Madraï, rencontré par le journal, déclare que «quand on a semé la mort, les vivants ne sauraient implorer le ciel pour vous ! C’était mon fils. Il avait fui la maison pour rejoindre les tueurs. Je ne sais combien de personnes il a tué. Pour cela, je ne dis aucune prière pour lui. On ne prie pas Sheitan (Satan en arabe) ! D’ailleurs, il m’avait traité de mécréant».

Ce père visiblement remonté par les choix qu’avait faits son fils ajoute, en marmonnant Sheitan sur la dépouille de son fils, que «tous les enfants d’ici transformés en Boko Haram n’ont droit à aucune prière. Pas de toilette mortuaire ! Rien ! Le sang terroriste est terrorisant !». Des propos acceptés à l’unanimité par les populations qui usent de cet adage pour faire comprendre aux personnes étrangères ce qui se passe à l’enterrement d’un présumé Boko Haram. «Bien qu’il soit rouge, le sang du serpent reste celui du serpent», affirment-ils.

Pour parler précisément de l’enterrement de Madraï Adamou, sa dépouille est enveloppée avec une peau de vache fraîche. Celle-ci attire les mouches par escouades. Juste un groupuscule de gens assiste à cet enterrement. «Deux hommes, transformés en croque-mort joyeux, poussent des pieds les restes de Madraï Adamou. Direction, le pied de la montagne pour incinération», raconte Intégration. L’un d’entre eux explique: «nos mains ne doivent pas s’enrober de la malchance d’un corps calamiteux».

C’est généralement des enterrements qui ne durent qu’une demi-heure. Ils sont en fait devenus des rituels à l’Extrême-Nord. Ces rituels, apprend-on, permettent d'éviter la transformation de la tombe du jeune homme en lieu de pèlerinage pour les autres Boko Haram. Les parents qui ne se lamentent pas durant ce moment sont acclamés par les gens présents.

 

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